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Jumelages : l’apport de Woluwe-Saint-Pierre à ses villes jumelées.

Woluwe-Saint-Pierre entretient une série de jumelages et de partenariats dans de nombreuses régions du monde. Ce dossier retrace brièvement le contexte historique des jumelages et il explique la logique des apports concrets de Woluwe-Saint-Pierre aux villes jumelées. Il n’a donc pas pour vocation d’être exhaustif, mais bien de donner un point de vue sur la question.

Contexte historique

Chaque jumelage ou partenariat est le fruit soit de relations proches et amicales avec des personnes sur place soit d’initiatives politiques. Passons en revue succinctement les différents jumelages qu’a développés la commune depuis 45 ans :

-          Kamonyi (anciennement Ruyumba - Musambira) au Rwanda, depuis 1970. Ce jumelage, le plus ancien de tous, résulte à la base d’une initiative politique. Depuis lors, des relations d’amitié ont permis de développer les projets sur place et de fortifier la relation.

-          Gangnam en Corée du Sud. La Belgique a joué un rôle actif lors de la guerre de Corée dans les années 50, qui explique les excellentes relations entre nos deux pays. Un monument national à la mémoire des volontaires belges tués en Corée a d’ailleurs été érigé à Woluwe-Saint-Pierre, au square de Corée, en 1966. Chaque année, un hommage est rendu à ces volontaires, en présence de responsables coréens. Le jumelage a vu le jour 10 ans plus tard, en 1976, et il se fonde donc sur des liens d’amitié étroits.

-          La Nouvelle Ibérie (ou New Iberia) en Louisiane (États-Unis). Ce jumelage, datant de 1979, s’ancre dans la volonté de soutenir la francophonie.

-          Pecica en Roumanie. La relation s’est développée dans le cadre de l’opération «Villages roumains», un mouvement de protestation qui a abouti à l'adoption de plusieurs milliers de villages roumains par des communes occidentales et qui ensuite a conduit àun vaste mouvement d'assistance humanitaire et d'aide d'urgence, en 1989.

-          Chao Yang (Pékin) en Chine. Ce jumelage a été mis en place pour permettre aux jeunes Sanpétrusiens de s’ouvrir à la culture chinoise via la rencontre des populations locales. Il est actuellement suspendu.

-          Goma en République Démocratique du Congo. Ce jumelage se fonde sur une double volonté : une volonté politique et une volonté des habitants de Woluwe-Saint-Pierre. Nous y reviendrons plus loin.

-          Des partenariats existent aussi avec Sig-Noghin au Burkina Faso, ainsi que Butembo et Beni, les deux autres grandes villes du Nord-Kivu.

Les deux grands types de jumelages

Les jumelages/partenariats se subdivisent en deux grands types :

  1. Les jumelages culturels : Gangnam, Nouvelle Ibérie, Chao Yang et désormais Pecica. Ils ont pour objectif principal de permettre à la jeunesse de s’ouvrir au monde, notamment via des échanges.
    Cet été, plusieurs adolescents se sont par exemple rendus en Lousiane afin d’y partager le quotidien des habitants et d’y découvrir la vie et la culture. Pecica, quant à elle, accueille des mouvements de jeunesse qui y organisent régulièrement des camps. Ce type d’échanges est plus compliqué avec Gangnam, où le coût de la vie est particulièrement élevé. Avec la ville de Corée du Sud, les relations sont dès lors surtout culturelles et amicales. Les Coréens apportent notamment leur expertise technologique à Woluwe-Saint-Pierre.
  2. Les jumelages de coopération au développement : Musambira, Goma, Beni, Butembo et Sig-Noghin. Dans ce type de jumelages, Woluwe-Saint-Pierre apporte son expertise dans les domaines où elle est compétente, par exemple en mettant en place de services de l’État civil et de la Population efficients (nous y reviendrons). Elle agit pour cela en collaboration avec les pouvoirs locaux, avec l’avantage de bénéficier de contacts à tous les niveaux de pouvoir, mais aussi l’inconvénient d’être soumise aux aléas et changements politiques. La commune conseille, finance ou aide à trouver des fonds, et elle veille à la bonne exécution des projets par les pouvoirs locaux.

L’apport de Woluwe-Saint-Pierre aux villes jumelées

-          Aide financière : Notre commune finance les projets ou aide à la recherche de fonds, soit directement, soit via une association qui le fait pour elle. Woluwe-Saint-Pierre possède en effet de l’expertise née de son expérience avec plusieurs bailleurs de fonds.

-          Travail de rédaction et d’élaboration des projets

-          Apport d’une double garantie aux bailleurs de fonds : administrative (l’assurance que le projet sera bien suivi et géré) et financière. En cas de difficulté ou de dérapage (ce qui n’est jamais arrivé), Woluwe-Saint-Pierre peut restituer au pouvoir subsidiant les sommes qu’il a versées. Par ailleurs, contrairement à une ONG privée, la commune ne peut pas faire faillite. Grâce à l’appui de Woluwe-Saint-Pierre, le bailleur de fonds a également l’assurance que les moyens financiers dégagés ne seront pas utilisés à d’autres fins.

-          Un regard extérieur et critique sur l’exécution des projets. Il s’agit d’un contrôle positif qui permet la remise en question, la réorientation éventuelle des projets et finalement l’avancement de ceux-ci. La commune apporte ainsi un cadre rigoureux.

Un exemple concret : la réhabilitation des services État civil/Population

Ce projet est mené à Goma, Butembo et Beni (Nord-Kivu), ainsi qu’à Sig-Noghin (Burkina Faso). Il vise à développer des services d’État civil et de Population efficients. En effet, il s’agit d’un préalable essentiel afin de donner des droits aux personnes et d’avoir les informations nécessaires à la gestion publique (notamment la fiscalité). Trois exemples concrets illustrent l’importance de ces services :

-          La non-existence administrative d’une personne entraîne aussi l’absence de ses droits. C’est comme si elle n’existait pas, avec le lot de violences et d’exactions qui peut en découler, mais aussi l’absence de toute éducation possible.

-          Si le pouvoir public n’a pas connaissance de l’existence d’un individu, il ne peut pas lui réclamer le paiement de taxes ou impôts.

-          Sans connaissance globale de sa population, le pouvoir public de peut pas mener de politique efficiente à long terme.

Pour ce projet, la commune s’inscrit dans un programme financé par la coopération belge, qui inclut donc d’autres communes. Il s’agit d’une démarche collective menée en partenariat avec l’Association des Villes et Communes de Bruxelles et l’Union des Villes et Communes de Wallonie, qui apportent toutes deux également leur expertise en la matière.

En participant à un projet qui contribue à stabiliser le Nord-Kivu, une région particulièrement troublée, Woluwe-Saint-Pierre prend donc ses responsabilités et constitue un exemple.

L’importance des nouvelles technologies

Le fonctionnement d’un jumelage de coopération et le travail quotidien qui y est lié diffèrent bien sûr en fonction des pays et des projets qui y sont menés.

Néanmoins, les nouvelles technologies ont facilité le travail avec toutes les villes jumelées. Skype permet ainsi de dialoguer quotidiennement et facilement avec les interlocuteurs sur place. La signature électronique sur les comptes a également rendu le transfert de fonds plus facile et plus sûr.
Le système de double signature sur les comptes apporte en effet une transparence totale et un contrôle des flux financiers.

L’implication des citoyens de Woluwe-Saint-Pierre

Le Conseil consultatif de la Coopération et du Développement (CCCD) est accessible à tous les citoyens qui souhaitent suivre les projets en matière de coopération au développement et apporter leurs conseils et suggestions.

Le CCCD a pour buts d'inciter la population de Woluwe-Saint-Pierre à s'ouvrir au monde, de la sensibiliser au grand défi du développement, d'encourager des projets de coopération au développement, de favoriser la mise en réseau des acteurs du secteur et de conseiller les autorités communales.

Le conseil se réunit environ toutes les six semaines pour faire le point sur l’évolution des projets et des relations internationales.

Pour toute information sur le Conseil consultatif de la Coopération et du Développement, vous pouvez contacter Sandra Ndongala : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 02/773.06.89.